Maurice de Vlaminck

1876 (Paris) - 1958 (Rueil La Gadelière)


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Biographie

Né à Paris de parents flamands musiciens, il quitte sa famille à l’âge de 16 ans et s’installe à Chatou où il est mécanicien. En parallèle, il peint. En 1900, il rencontre André Derain avec qui il se lie d’amitié et qui l’incite à reprendre la peinture comme activité principale. Il découvre Van Gogh qui l’impressionne considérablement, rencontre Matisse et décide de se consacrer d’une manière définitive à la peinture.

En 1904 il rencontre Guillaume Apollinaire et se passionne pour l’art nègre. C’est cette année également qu’il expose pour la première fois à la Galerie Berthe Weill. L’année suivante, il participe au Salon des Indépendants et à l’historique « cage aux fauves » du Salon d’Automne. En 1906 a lieu sa première manifestation publique importante chez Ambroise Vollard, le grand galeriste, qui lui avait acheté  tout son fond d’atelier, puis en 1919 à la Galerie Druet. En 1933, il expose à Paris au Palais des Beaux-Arts, puis à New York en 1937. Après sa mort, il fut représenté dans diverses expositions consacrées au Fauvisme.

Par la facture de ses peintures autour de 1900, Vlaminck semblait annoncer Soutine et les expressionnistes d’Europe centrale. Puis, comme l’écrit A. Montaigne « vint le moment du pur fauvisme…. Le fauvisme d’ailleurs n’a jamais été une doctrine – comme le pointillisme. Il n’a pas tâché à une expression glorifiant ou lésant soit la couleur soit la forme. Il a été une tentative d’unification, une volonté de tout dire, une confession totale de ce qui est à la fois dans l’espace, dans la lumière et dans la conception ». La couleur sortant du tube avait de quoi exciter le novateur.

Après sa période de pur Fauvisme jusque vers 1912, Vlaminck partage avec Othon Friesz et Derain une période de ‘retour à la forme ’, en fait une période post-cézaniènne, dont la construction du volume et de l’espace côtoyait avec prudence le cubisme.
Après la Première Guerre Mondiale, ayant traversé une profonde crise morale due à son antimilitarisme, ses idées et ses recherches sur la peinture évoluent et le séparent de son ami Derain.

A côté de ses travaux de peinture, il écrit, dessine, grave sur bois, use de la lithographie en couleurs pour des paysages et illustre des livres, notamment ‘Le Diable au corps’ de Raymond Radiguet, ‘Mont-Cinère’ de Julien Green et plusieurs de ses propres ouvrages.