Portrait de Gustave Loiseau peintre postimpressioniste

Biographie

Henri-Jean Guillaume dit Henri Martin est un peintre post-impressioniste français né le 5 août 1860 à Toulouse et mort le 12 novembre 1943. Il est connu pour son œuvre sur les murs de la salle de l’Assemblée générale, où se réunissent les membres du Conseil d’État au Palais-Royal à Paris, au début des années 1920.

Né au 127 de la Grande-Rue Saint-Michel à Toulouse, d’un ébéniste français et d’une mère d’origine italienne, Martin réussit à persuader son père de lui permettre de devenir un artiste. Il commence sa carrière en 1877 à l’École des Beaux-Arts de Toulouse, où il est sous la tutelle de Jules Garipuy ; il est également l’élève d’Henry-Eugène Delacroix. Pendant son séjour à l’école des Beaux-Arts, il rencontre Marie-Charlotte Barbaroux, qu’il épouse en 1881. En 1879, Martin s’installe à Paris et, grâce à une bourse municipale, peut étudier dans l’atelier de Jean-Paul Laurens. Quatre ans plus tard, il reçoit sa première médaille au Salon de Paris, où il tiendra sa première exposition trois ans plus tard, en 1886.

L’année suivant l’obtention de sa première médaille, Martin obtient une bourse pour un voyage en Italie, où il étudie le travail de vétérans tels que Giotto et Masaccio aux côtés d’Edmond Aman-Jean et d’Ernest Laurent. La présentation de sa toile au Salon de 1889 lui vaut la médaille d’or pour une œuvre qualifiée de pointilliste. En 1896, il est fait chevalier de la Légion d’honneur, avant d’être promu au rang d’officier en 1905 et de commandant en 1914. À l’Exposition universelle de 1900, il reçoit le Grand Prix pour son œuvre. À cette époque, il se lie d’amitié avec Auguste Rodin.

Parmi les autres institutions notables qui ont accueilli ses peintures post-impressionnistes dans leurs salles grâce à des marchés publics, citons le palais de l’Élysée, la Sorbonne, l’Hôtel de Ville de Paris, le palais de justice de Paris, ainsi que le Capitole de Toulouse, bien que le musée des Beaux-Arts de Bordeaux et le musée des Augustins possèdent également d’importantes collections publiques.

Bien que l’œuvre de Martin en tant que néo-impressionniste ne soit pas considérée comme révolutionnaire, elle a été plutôt bien accueillie ; elle a été associée au peintre symboliste de classe mondiale Puvis de Chavannes. Après avoir rejoint la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs à Paris en 1899, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts (section peinture) en 1917.

En raison de son tempérament introverti, Martin décide de s’éloigner de Paris. Après une décennie de recherche d’une maison idéale, Martin achète le Domaine de Marquayrol, qui surplombe le village de Labastide-du-Vert, près de Cahors. C’est dans ce nouvel environnement paisible qu’il réalise ce que certains considèrent comme son meilleur travail. Il y meurt en 1943. Dans un portrait réalisé en 2020 par Le Monde, Raphaëlle Rérolle écrit à propos de Martin peignant à Labastide-du-Vert : “Les anciens de ce village du Lot racontent que lorsque [les enfants] sortaient de classe, [ils] n’avaient pas le droit de s’arrêter près de lui. Il valait mieux aller tout droit, sans oublier de saluer poliment, sinon l’artiste se plaignait à la maîtresse d’école” Deux de ses quatre fils sont devenus peintres : Claude-René Martin et Jacques Martin-Ferrières. Henri Martin était également un professeur qui comptait parmi ses élèves la peintre américaine Nellie Ellen Shepherd Le Musée de Cahors Henri-Martin à Cahors, qui porte son nom, expose certaines de ses œuvres.