Albert Marquet
1875 (Bordeaux) - 1947 (Paris)
Biographie
Peintre de la lumière et des horizons, Albert Marquet a développé une œuvre d’une grande subtilité où ports, fleuves et paysages urbains se déploient dans une harmonie de tons délicats et de compositions épurées.
Albert Marquet (1875-1947) né à Bordeaux en 1875. Il vient à Paris à l’âge de quinze ans. Il fréquent el’Ecole des Arts décoratifs, puis l’atelier de Gustave Moreau aux Beaux-Arts, où il se lie avec Rouault et Matisse. Expose dès 1903 au Salon d’Automne et se trouve, en 1905, dans la fameuse section baptisée « cages au fauves ». Il fait sa première exposition particulière en 1907, chez Druet, puis visite les ports européens et s’installe à Marseille en 1915. Ayant rompu avec le fauvisme, Marquet s’attache à des harmonies équilibrées, d’une tonalité qui varie peu, dont la justesse de vision est étonnante.
Ses aquarelles et dessins sont également remarquables. Revenu à Paris, c’est toujours l’eau, les fleuves, qui le tentent. De la fenêtre de son cinquième étage du quai aux Fleurs, il peint des vues de la Seine en « perspective plongeante ». Ces quais, ce Pont-Neuf, à toutes les heures de toutes les saisons, il les refait sans cesse, et c’est toujours un tableau différent. En 1940 ; cet infatigable voyageur est à Alger. Il revient à Paris en 1945 et, après un voyage en Russie en 1947, il meurt la même année à Paris. Cet artiste, vite détaché du fauvisme, ne chercha jamais à plaire. Travaillant pour son plaisir, et désirant mener une vie indépendante, il refusa la Croix et l’institut.
Bernard Bezzina
1956 (France)
Biographie
Ce plasticien à la fois sculpteur et peintre, est aussi, d’une certaine façon, un romancier, et pourquoi pas, un metteur en scène de la matière.
Né en 1956, Bernard Bezzina vit entre l’Italie et le Var, non loin de Toulon, dans un atelier en pleine nature. Ses créations se racontent, en quelque sorte, jouent un rôle et livrent des secrets. L’objectif de Bezzina réside en une quête quasi impossible de l’art total, d’un absolu de la représentation passant par la restitution de fragments d’êtres qui se retrouvent amplifiés. Ce travail d’explorateur requiert la densité de la sculpture. Bezzina est à la fois un intuitif et un cérébral. Il tient à la notion de « Divition » à laquelle l’ont conduit ses recherches sur la matière.
Il déconstruit, fragmente, fait voler en éclat la structure pour ensuite procéder à une ré-union fondamentale. Ainsi va-t-on de la division à « l’ampliation », une sorte d’alchimie qui permet de donner au fragment choisi une puissance d’un nouvel ordre, qui sera une entité indépendante, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Une sorte d’explosion expressive qui dit tout de l’être en ne mettant en scène qu’une partie. La « divition » procède de cette façon-là.


















