Judit Reigl

1923 (Kapuvar - Hongrie)


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Biographie

Judit Reigl  est une artiste hongroise pionnière de l’Abstraction.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle est étudiante à l’Académie des Beaux-Arts de Budapest – plus précisément de 1941 à 1946. Munie d’une bourse d’études, elle quitte la ville en décembre 1946 pour s’installer à Rome jusqu’en 1948, date à laquelle elle rentre à Budapest.
Ce n’est qu’après huit tentatives qu’elle réussit à quitter la Hongrie, le 10 mars 1950. Elle est arrêtée en Autriche, dans la zone occupée par les anglais, et incarcérée dans un camp d’où elle réussit à fuir après seulement deux semaines de détention.
Elle entame alors un long périple, la plupart du temps effectué à pieds, jusqu’à Paris, où elle arrive le 25 juin 1950. Accueillie par son compatriote Simon Hantaï, elle est présentée à André Breton.
C’est donc grâce à Hantaï qu’elle se lie avec le groupe Surréaliste dès 1950. L’Etoile Scellée de Breton lui offre sa première exposition en 1954. C’est lui-même qui rédige la préface du catalogue de Judit Reigl. Il la reprendra en 1965 pour son ouvrage Le Surréalisme et la Peinture. En 1956, elle fait partie des artistes, avec Jean Degottex, Hantaï et Viseux, qui participent à l’exposition Tensions à la galerie René Drouin. Entre 1958 et 1965, Judit Reigl crée la série des Guano. Il s’agit de toiles ratées posées à même le sol et sur lesquelles le peintre a « travaillé, marché, déversé de la matière picturale qui coulait, imbibait, s’écrasait sous [mes] pieds », faisant ainsi intervenir le « hasard objectif » cher au Surréalisme. En 1966, elle élabore une série de torses humains, preuve que chez Reigl l’abstraction n’est pas tout.Dès 1973, dans la série Déroulements, Reigl provoque des taches alignées sur des toiles non tendues de couleurs de fond différentes. Le procédé, comme dans la série  Entrée-Sortie (1986-1988) qui suit, est original et nouveau : il entraîne une diffusion des couleurs par capillarité des fibres de lin de la toile, ce qui produit un effet moiré par transparence.Si Judit Reigl est connue pour ses oeuvres sur toile, elle a également consacré une large partie de sa carrière au dessin. Plus exactement, les séries de dessins jalonnent son parcours créatif. Pour sa première série intitulée Présence, elle ne travaille que les petits formats en raison d’une tendinite. Ce sont des encres de Chine sur papier. Elle s’inspire des grands compositeurs de musique classique pour élaborer ses propres partitions en noir et blanc. La liberté de Judit Reigl passe de plus en plus par l’ampleur de son mouvement. Rapidement, elle déploie au sol des toiles au format plus grand, et travaille dans une spontanéité du geste qui ressemble à une danse, ou à un combat. Ses éclatements se ressentent fortement de ces mouvements saccadés et puissants. L’artiste y engage tout son corps.

En 1983, elle participe à l’exposition itinérante « Vingt ans d’art en France » qui, outre la France, parcourt l’Allemagne et l’Italie.

En 2004, le musée de Soissons dans l’Aisne lui consacre une rétrospective et, en 2010, le Musée des Beaux-Arts de Nantes.

En septembre 2018, elle expose à l’espace Art Absolument.

Du 27 juin 2019 au 5 janvier 2020, Judit Reigl figure dans l’exposition  « La vraie vie est ailleurs – Artistes femmes autour de Marta Pan : Simone Boisecq, Charlotte Calmis, Juana Muller, Vera Pagava, Judit Reigl » du Musée des Beaux-Arts de Brest.