Lumière du cirque Marc Chagall 1969

Marc Chagall, Lumière du cirque (1969) : une variation unique autour de l'un des thèmes majeurs de son œuvre

LUMIÈRE DU CIRQUE, 1969

: une variation unique autour de l'un des thèmes majeurs de l'œuvre de Marc Chagall

Réalisée en 1969, Lumière du Cirque s’inscrit parmi les grandes compositions que Marc Chagall consacre à l’univers du cirque, un thème qui traverse son œuvre durant plus de quarante ans. Exécutée à l’aquarelle, au pastel, à la gouache, aux encres de couleurs et au crayon sur un tirage noir de la lithographie M.566, cette œuvre témoigne de la manière dont l’artiste enrichissait certaines estampes par une intervention picturale directe, leur conférant le caractère d’une création unique.

Signée en bas à droite, accompagnée d’un certificat du Comité Marc Chagall et provenant d’une collection privée française, cette œuvre réunit plusieurs des thèmes fondamentaux de son langage artistique : le cirque, les amoureux, les animaux, la musique et la couleur. Elle illustre également une conception de la peinture où les souvenirs, les symboles et les émotions prennent le pas sur la représentation fidèle du réel.

Le cirque, un thème fondateur dans l'œuvre de Marc Chagall

L’univers du cirque accompagne Marc Chagall tout au long de sa carrière. Son intérêt pour ce sujet trouve son origine dans son enfance à Vitebsk, où les spectacles des troupes itinérantes rythment régulièrement la vie de la ville. Ces représentations populaires nourrissent très tôt son imaginaire et resteront profondément ancrées dans sa mémoire.

Cette fascination s’enrichit au cours des années 1920 lorsque le marchand Ambroise Vollard lui commande notamment les illustrations des Fables de La Fontaine. Les deux hommes fréquentent alors régulièrement le Cirque d’Hiver à Paris. Vollard encourage ces visites, persuadé que cet univers constitue une source d’inspiration pour l’artiste. De cette période naît notamment le célèbre ensemble des Gouaches du Cirque Vollard, qui marque durablement l’évolution de son œuvre.

À partir des années 1950, le cirque devient l’un des sujets les plus récurrents de son travail. Chagall ne cherche toutefois pas à représenter un spectacle au sens documentaire. Acrobates, clowns, écuyères, chevaux et musiciens deviennent les acteurs d’un univers intérieur où le rêve se substitue au réel. L’artiste établit lui-même un parallèle entre ces personnages et les créateurs, dont ils partagent la capacité à émerveiller, émouvoir et faire naître l’imaginaire.

Cette vision est résumée dans l’une de ses plus célèbres déclarations :

« Mon cirque se joue dans le ciel, il se joue dans les nuages parmi les chaises, il se joue dans la fenêtre où se reflète la lumière. »

Cette citation éclaire particulièrement Lumière du Cirque, où les personnages semblent évoluer dans un espace affranchi de toute gravité.

Un imaginaire nourri par son héritage culturel

Pour comprendre l’univers de Marc Chagall, il est également nécessaire de revenir à son éducation au sein de la communauté juive hassidique de Vitebsk. Ce courant mystique du judaïsme accorde une place essentielle à la joie, à la musique, à la danse et à la célébration comme expressions de la spiritualité.

Les scènes de fête, les musiciens, les couples amoureux, les animaux ou encore les bouquets de fleurs qui traversent son œuvre trouvent en partie leur origine dans cette culture où l’émotion et la poésie occupent une place centrale.

Le cirque apparaît ainsi comme le prolongement naturel de cet univers : un espace où la musique, le mouvement et la célébration deviennent les vecteurs d’un langage universel.

Les figures en apesanteur, si caractéristiques de son langage plastique, participent à cette recherche de légèreté et d’élévation. Elles traduisent un monde affranchi des lois de la gravité, où la fête, l’amour et le rêve prennent le dessus sur le quotidien. Elles peuvent également être interprétées comme l’évocation de la condition d’un peuple contraint à l’exil, balloté d’un territoire à l’autre au gré de l’histoire, une expérience qui a profondément marqué la vie de l’artiste.

Lumière du cirque Marc Chagall 1969

Une composition où chaque figure participe à un récit poétique

Lumière du Cirque se construit autour d’une grande figure féminine allongée qui occupe la majeure partie de la composition. Dessinée d’un trait noir souple et continu, elle semble flotter dans un espace sans véritable perspective.

Son regard rencontre celui d’un cheval blanc, figure emblématique de l’univers de Chagall. Au-dessus d’eux apparaît un couple d’amoureux dont les visages se rejoignent dans une grande douceur. Sur la partie gauche, une acrobate suspendue à son trapèze domine une série de petites silhouettes de spectateurs, tandis que le soleil et la lune coexistent dans la partie supérieure de la composition.

Comme souvent chez Chagall, ces éléments ne constituent pas une scène unique mais un assemblage de souvenirs, de références et d’émotions. Les différentes échelles, l’absence de perspective traditionnelle et la liberté de composition donnent à l’ensemble l’apparence d’un rêve où plusieurs temporalités se superposent.

La couleur, un langage à part entière

Chez Marc Chagall, la couleur ne cherche jamais à reproduire fidèlement la réalité. Elle constitue un langage à part entière, viennent soutenir les formes avant même de les décrire.

Dès ses premières années parisiennes, l’artiste développe une approche profondément personnelle de la couleur, s’éloignant des harmonies naturalistes encore largement dominantes au début du XXᵉ siècle. Les bleus, les rouges, les verts ou les jaunes deviennent des espaces émotionnels qui organisent la composition autant que le dessin.

Le violet occupe une place singulière dans cette recherche. Encore relativement peu utilisé comme couleur dominante par les peintres de sa génération, il devient chez Chagall un véritable outil d’expression. Associé aux bleus, aux roses et aux jaunes, il participe à la diffusion d’une lumière qui semble émaner de la couleur elle-même plutôt que d’une source extérieure.

Dans Lumière du Cirque, les interventions à l’aquarelle, au pastel et à la gouache débordent volontairement des contours, les transparences se superposent et les formes semblent parfois se dissoudre dans la lumière. La couleur ne décrit plus les objets ; elle traduit leur intensité.

La couleur, un langage à part entière

Chez Marc Chagall, la couleur ne cherche jamais à reproduire fidèlement la réalité. Elle constitue un langage à part entière, viennent soutenir les formes avant même de les décrire.

Dès ses premières années parisiennes, l’artiste développe une approche profondément personnelle de la couleur, s’éloignant des harmonies naturalistes encore largement dominantes au début du XXᵉ siècle. Les bleus, les rouges, les verts ou les jaunes deviennent des espaces émotionnels qui organisent la composition autant que le dessin.

Le violet occupe une place singulière dans cette recherche. Encore relativement peu utilisé comme couleur dominante par les peintres de sa génération, il devient chez Chagall un véritable outil d’expression. Associé aux bleus, aux roses et aux jaunes, il participe à la diffusion d’une lumière qui semble émaner de la couleur elle-même plutôt que d’une source extérieure.

Dans Lumière du Cirque, les interventions à l’aquarelle, au pastel et à la gouache débordent volontairement des contours, les transparences se superposent et les formes semblent parfois se dissoudre dans la lumière. La couleur ne décrit plus les objets ; elle traduit leur intensité.

Entre estampe et œuvre originale

Lumière du Cirque est réalisée sur un tirage noir de la lithographie référencée M.566, que Marc Chagall reprend ensuite directement à la main.

Cette pratique occupe une place particulière dans son œuvre. L’artiste transforme l’équilibre de la composition grâce à l’aquarelle, au pastel, à la gouache, aux encres de couleurs et au crayon. Chaque intervention modifie les rapports entre les figures, enrichit la lumière et introduit une matière picturale absente de l’estampe.

La comparaison avec la version lithographiée en couleurs révèle cette liberté d’interprétation. Si la structure générale demeure identique, les harmonies chromatiques, la diffusion des pigments et l’intensité des contrastes diffèrent sensiblement. L’œuvre présentée ici constitue ainsi une variation unique autour de cette composition.

Marc Chagall, Lumière Du Cirque, 1969, lithographie M.566 13/50

Une synthèse du langage artistique de Marc Chagall

Réalisée en 1969, Lumière du Cirque appartient à une période où Marc Chagall bénéficie d’une reconnaissance internationale tout en poursuivant une remarquable liberté d’expérimentation. Installé à Saint-Paul-de-Vence, il partage alors son activité entre peinture, estampe, vitrail, mosaïque, céramique et sculpture monumentale.

Cette œuvre réunit les principaux éléments qui fondent son identité artistique : un espace affranchi des lois de la perspective, une iconographie nourrie de souvenirs personnels, un langage symbolique immédiatement reconnaissable et une couleur utilisée comme vecteur d’émotion.

Plus qu’une représentation du cirque, Lumière du Cirque propose une synthèse de la vision du monde de Marc Chagall. Les artistes de piste, les amoureux, les animaux et les musiciens sont les figures d’un univers intérieur où mémoire, poésie et création se confondent dans une même lumière.


Portrait Céline FERNANDEZ responsable Communication

Céline Fernandez

Forte d’une expérience de 15 ans dans le marketing et la communication, Céline a travaillé pour de grandes sociétés telles que l'agence Hopscotch, le Groupe Galerie Lafayette et plusieurs agences de communications. Depuis 2019, elle gère la communication de la galerie à travers le site internet, les réseaux sociaux et les médias traditionnels.

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Cet article s’appuie sur les principales références consacrées à Marc Chagall et à son œuvre :

  • Franz MeyerMarc Chagall, Harry N. Abrams, New York, édition révisée, 1963 (plusieurs rééditions). Il s’agit de la première grande monographie scientifique consacrée à l’artiste, rédigée par son gendre et historien de l’art.
  • Charles SorlierChagall Lithographe, 6 volumes, André Sauret Éditeur, Monte-Carlo, 1960-1986. Le catalogue raisonné des lithographies de Marc Chagall, dans lequel la lithographie M.566 est référencée.
  • Jean-Louis PratChagall ou la lumière de l’origine, Éditions Gallimard / Fondation Maeght, 1995. Une étude de référence consacrée à l’univers poétique et spirituel de l’artiste.
  • Meret MeyerMarc Chagall. Life and Work, Hatje Cantz, 2018. Une synthèse récente de la vie et de l’œuvre de l’artiste, fondée sur les archives familiales.
  • Comité Marc Chagall, documentation scientifique et certificat d’authenticité de l’œuvre Lumière du cirque, 1969.
  • Musée national Marc Chagall (Nice), documentation scientifique consacrée aux grands thèmes de l’œuvre de Marc Chagall, notamment le cirque, la couleur et les symboles.
  • Fondation Marc Chagall (marcchagall.com), rubrique consacrée au thème du cirque et aux écrits de l’artiste.

Le thème du cirque apparaît dès les années 1920 dans l’œuvre de Chagall et devient l’un de ses sujets majeurs à partir des années 1950.¹

Puis en bas :

¹ Charles Sorlier, Chagall Lithographe, vol. V, André Sauret, Monte-Carlo.

Ou encore :

Chagall déclarait : *« Mon cirque se joue dans le ciel… »*²

² Fondation Marc Chagall, Le Cirque, citation reproduite dans les archives de la Fondation.


Commune de Maixe de Maurice Utrillo de 1924

Maurice Utrillo, Commune de Maixe (1924) : une scène hivernale au cœur de la France rurale

COMMUNE DE MAIXE, 1924

UNE SCÈNE HIVERNALE DE Maurice Utrillo

La Galerie Hurtebize est heureuse de présenter Commune de Maixe (Meurthe-et-Moselle), une importante huile sur toile réalisée par Maurice Utrillo en 1924. Référencée dans le catalogue raisonné de l’artiste et accompagnée d’un certificat du Comité Utrillo-Valadon, cette œuvre illustre avec justesse la capacité du peintre à transformer un paysage du quotidien en une scène profondément évocatrice.

Maurice Utrillo, peintre des villes et villages français

Figure majeure de la peinture française du XXe siècle, Maurice Utrillo (1883-1955) demeure célèbre pour ses représentations de Montmartre et ses paysages urbains empreints d’une atmosphère immédiatement reconnaissable. À travers ses rues, places, églises et maisons populaires, il a su saisir l’âme des villes et villages français avec une sensibilité unique.

Si son nom est souvent associé aux vues parisiennes : Montmartre, la place du Tertre, le Lapin Agile, son œuvre témoigne également d’un intérêt marqué pour les paysages de province. Réalisée en 1924, Commune de Maixe s’inscrit dans cette recherche d’une France authentique, observée avec attention et traduite avec une grande finesse picturale.

Une scène historique : entre mémoire et renouveau

Maurice Utrillo réalise Commune de Maixe (Meurthe-et-Moselle) à partir d’une carte postale représentant le village lorrain. Cette pratique est alors caractéristique de son processus créatif : l’artiste travaille fréquemment d’après des cartes postales et photographies réunies par sa mère, Suzanne Valadon.

La vue choisie trouve son origine dans un contexte historique particulier. Située en Lorraine, la commune de Maixe occupe une position stratégique au début de la Première Guerre mondiale. Le village est investi par les troupes allemandes le 22 août 1914 avant d’être repris par l’armée française quelques jours plus tard, le 26 août. La carte postale dont s’inspire Utrillo, datée du 24 décembre 1914, témoigne de cette période en montrant des soldats français à l’entrée de la commune. Nous retrouvons d’ailleurs une affiche portant inscription de cette date.

Dix ans après les événements, Maurice Utrillo transforme une simple image d’archive en une scène profondément vivante, traversée par le sentiment de liberté retrouvée qui a dû accompagner le retour à la paix et à la vie quotidienne.

L’artiste enrichit sa composition d’une multitude de détails qui renforcent cette impression. Les personnages animent les rues enneigées, les façades se parent d’inscriptions et d’affiches, tandis que le drapeau tricolore capte naturellement le regard au cœur du tableau. Malgré la rigueur de l’hiver, l’œuvre dégage une remarquable sensation de vitalité et d’apaisement, évoquant un village qui retrouve peu à peu son souffle après les épreuves de la guerre.

Carte postale de la commune de Maixe

La liberté du village, l'isolement du peintre

Cette interprétation prend une résonance particulière lorsque l’on considère le contexte dans lequel l’œuvre est réalisée. En 1924, Maurice Utrillo traverse une période marquée par de fréquentes hospitalisations liées à ses problèmes de santé. Depuis cet environnement contraint, l’artiste parvient pourtant à recréer avec une remarquable acuité l’animation d’un village et l’énergie qui le traverse.

Cette opposition entre l’élan de vie qui irrigue la composition et l’isolement dans lequel travaille le peintre confère à l’œuvre une profondeur singulière. Depuis sa chambre, Utrillo insuffle du mouvement aux personnages, anime les rues enneigées et restitue avec sensibilité l’atmosphère d’une communauté en pleine activité. Plus qu’une simple transposition d’une carte postale, Commune de Maixe témoigne de la capacité du peintre à s’affranchir de sa propre condition pour donner naissance à une scène vibrante d’humanité, d’espoir et de liberté.

Une composition animée sous la neige

Dans cette vaste scène hivernale, la neige recouvre les toitures et les chemins, unifiant l’ensemble de la composition dans une lumière douce et diffuse. Le regard est guidé par la perspective du village, ponctuée par les maisons, les cheminées et le clocher qui se détache à l’arrière-plan.

Mais au-delà de son architecture, c’est la vie qui anime cette œuvre. Les personnages, répartis dans l’espace semblent chacun participer à une histoire plus vaste. Certains avancent dans les rues enneigées, d’autres se croisent ou échangent. Leurs attitudes et leurs déplacements suggérés insufflent un véritable mouvement à la scène.

Cette impression de vie est renforcée par une multitude de détails que le spectateur découvre progressivement : affiches, inscriptions murales, graffitis, enseignes ou clôtures viennent enrichir la composition. Loin d’être anecdotiques, ces éléments confèrent à l’œuvre une dimension documentaire et humaine, témoignant du regard attentif que Maurice Utrillo portait à son environnement.

Une œuvre entre observation et poésie

Toute la force de Commune de Maixe réside dans l’équilibre entre précision descriptive et atmosphère poétique. Si l’artiste restitue avec fidélité les caractéristiques du village, il transcende la réalité par son traitement de la lumière, sa palette subtile et sa capacité à créer une émotion silencieuse.

La neige joue ici un rôle essentiel. Elle unifie les formes, adoucit les contrastes et installe une sensation de calme qui contraste avec l’activité discrète des habitants. Cette coexistence entre animation et sérénité constitue l’une des signatures les plus séduisantes de l’œuvre.

Une œuvre référencée et certifiée

Commune de Maixe (Meurthe-et-Moselle) est une huile sur toile signée et datée de 1924, de dimensions 98,4 x 131,3 cm.

L’œuvre est reproduite dans l’ouvrage de P. Pétridès, L’Œuvre complet de Maurice Utrillo (Paris, 1974, vol. V, n°2720) et est accompagnée d’un certificat établi par Hélène Bruneau, Présidente du Comité Utrillo-Valadon.

Par son format imposante et rare, sa qualité d’exécution et sa richesse narrative, cette composition constitue un remarquable témoignage du talent de Maurice Utrillo pour traduire l’atmosphère des paysages français et la poésie discrète du quotidien.

Commune de Maixe de Maurice Utrillo de 1924

Céline Fernandez

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BRAFA 2026 : du 25.01 au 01.02.2026

2026

Brafa

LIEU
HALL 3 Stand 121
BRAFA Art Fair – Brussels Expo (Palais 3 & 4)
Place de Belgique 1
1020 Bruxelles – Belgique

 

HORAIRES
Collectors’ Preview : Vendredi 23 janvier 2026 : 12h00 – 22h00
Exclusive Saturday : Samedi 24 janvier 2026 : 11h00 – 19h00
Public Days : Dimanche 25 janvier au 01 février 2026 : 11h00 – 19h00

VIEWING ROOM
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Bannière MAF 2025

Modern Art Fair 2025 - Du 23 au 26 octobre

2025

Moderne Art Fair 

LIEU

Place de l’Étoile
10 Avenue de la Grande Armée
75017 Paris
Stand 105 A

HORAIRES
Du jeudi 23 au dimanche 26 octobre 2025
Tous les jours de 11h à 20h, dimanche fermeture à 18h

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Bannière MAF 2025

Paysage Normand Bernay Bernard Buffet de 1998

Bernay, Eure (1998) – Une œuvre de Bernard Buffet en hommage à la Normandie

BERNAY EURE, 1998

Une œuvre de Bernard Buffet en hommage à la Normandie

Une peinture de Bernard Buffet, figure majeure de l’art français du XXe siècle

Réalisée en 1998, l’œuvre Bernay, Eure est une huile sur toile signée Bernard Buffet (1928–1999), figure emblématique de l’art français du XXe siècle. Peintre de la mélancolie, du trait incisif et des paysages silencieux, Buffet est aujourd’hui reconnu comme un artiste incontournable à l’échelle internationale. Ses œuvres figurent dans les plus grandes collections et musées, et suscitent toujours un vif intérêt chez les collectionneurs, amateurs et institutions.

Bernay, Eure : la Normandie au cœur de l’inspiration de Bernard Buffet

Bernay, Eure est une œuvre qui illustre avec force l’un des sujets récurrents de Bernard Buffet : la Normandie. Région chère au peintre, elle constitue pour lui un refuge hors de Paris, un espace de contemplation et d’inspiration. Le paysage normand devient ici le théâtre d’une scène paisible, presque suspendue dans le temps.

La composition met en scène une maison à colombages, typique de l’architecture normande, avec sa structure en bois apparent et ses volumes massifs. À gauche, une tourelle de pierre se dresse, tandis qu’à droite, un tracteur orangé semble tout juste revenu d’un champ fraîchement labouré. Ce détail vivant, presque anecdotique, donne à l’œuvre une dimension humaine et contemporaine.

Une atmosphère automnale, entre chaleur et mélancolie

Le tableau dégage une ambiance automnale saisissante. Les arbres dénudés aux silhouettes rigides, le ciel jaune pâle zébré de noir, les sillons bruns des champs : tout évoque une saison de transition, propice à la réflexion. Pourtant, malgré la rigueur des lignes, l’ensemble reste chaleureux et vibrant, grâce à la richesse de la matière picturale et à la profondeur des couleurs.

Buffet fige ici un instant de vie rurale dans une esthétique immédiatement reconnaissable. La perspective du chemin central, qui mène à la porte de la bâtisse, invite presque physiquement le spectateur à entrer dans ce monde silencieux, intime et immobile.

Une œuvre typique du style Buffet

Bernay, Eure rassemble tous les éléments qui définissent l’univers artistique de Bernard Buffet : une architecture forte, une nature stylisée, un usage puissant du noir, des touches de couleurs franches, et surtout, une atmosphère à la fois grave et poétique. Loin d’être austère, ce tableau est facile à vivre : il capte le regard, évoque la mémoire rurale de la France, et suscite une émotion profonde et immédiate.

Son grand format, sa lisibilité et sa richesse formelle en font une œuvre particulièrement emblématique, à la fois décorative et patrimoniale.

Bernard Buffet et la Galerie Hurtebize : une présence durable

La Galerie Hurtebize, située à Cannes et spécialisée dans l’art moderne et contemporain, accompagne depuis de nombreuses années le marché des œuvres de Bernard Buffet. Sa présence régulière dans les accrochages de la galerie témoigne de l’importance que celle-ci accorde à son travail, à la fois pour sa valeur artistique et pour son rôle dans l’histoire de la peinture française d’après-guerre.

En exposant régulièrement des œuvres majeures de Buffet, la galerie permet à un public international de découvrir la richesse de son œuvre, son langage pictural unique et sa capacité à traduire avec force des émotions simples et puissantes. Bernay, Eure s’inscrit pleinement dans cette logique, en incarnant à la fois le style reconnaissable du peintre et la profondeur de son attachement à la terre normande

Paysage Normand Bernay Bernard Buffet de 1998

Céline Fernandez

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Contemporary Summer Highlights : l’accrochage estivale de la galerie

Une sélection d’artistes contemporains entre figuration et abstraction

Pour cette saison estivale, la Galerie Hurtebize propose un accrochage inédit mettant à l’honneur des artistes contemporains aux univers plastiques singuliers. Intitulée Contemporary Summer Highlights, cette exposition réunit huit artistes dont les œuvres se situent entre figuration styliséenarration visuelleabstraction gestuelle et expérimentations matières.

Organisée en deux espaces distincts, l’exposition établit un dialogue fort entre deux grands courants de la création actuelle : la représentation figurative contemporaine et la recherche abstraite.

Figuration contemporaine : narration, symbole et culture

Dans la première salle, trois artistes explorent la figuration contemporaine à travers des approches très différentes, mais complémentaires :

  • Salifou Lindou propose des compositions riches en contrastes où dessin, collage et symboles visuels s’entremêlent pour évoquer des récits ancrés dans la mémoire collective africaine.
  • Julien Colombier, quant à lui, déploie un univers graphique et décoratif peuplé de motifs végétaux stylisés, entre abstraction et figuration poétique.
  • Enfin, Kim Duck Yong revisite les codes de la peinture traditionnelle coréenne à travers un travail de marqueterie picturale, délicat et méditatif.

Chacun de ces artistes propose une représentation sensible du réel, ancrée dans un héritage culturel fort et une recherche esthétique personnelle.

Oeuvre Saturation Red de Julien Colombier artiste contemporain

Abstraction : matière, geste et expérimentation

Dans la seconde partie de l’exposition, la Galerie Hurtebize met à l’honneur des artistes dont le travail explore les possibilités expressives de la matière et du geste :

  • Bernard Bezzina travaille le papier comme un matériau sculptural, jouant sur la densité, la transparence et la lumière.
  • Arthur Unger utilise une technique rare de pyrochimiogramme sur cuivre, où la chimie devient outil de création.
  • Maryna Maryienko crée une abstraction poétique à travers une technique secrète, qui donne naissance à des textures organiques uniques.
  • Jean-Jacques Marie prolonge l’héritage du dripping avec une abstraction gestuelle énergique, où se superposent couches, mouvements et couleurs.

Ces œuvres offrent un véritable panorama de la création abstraite contemporaine, entre maîtrise technique et liberté d’exécution.

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Oeuvre de Arthur Unger sur cuivre
Acrylique sur toile jean-jacquet marie vert rouge et beige

Un Accrochage à découvrir tout l’été à Cannes

L’exposition Contemporary Summer Highlights est visible tout l’été à la Galerie Hurtebize, située au cœur de Cannes, à quelques pas de la Croisette.

🕦Horaires : du lundi au samedi de 10H à 19H
📍Adresse : 17, La Croisette 06400 Cannes


Céline Fernandez

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Huile sur toile d'Albert Marquet

Les saisons vues par Lebourg, Marquet et Valtat : trois œuvres à découvrir à la Galerie Hurtebize

À la Galerie Hurtebize, nous vous présentons trois tableaux emblématiques de la peinture moderne autour du thème des saisons, signés Albert LebourgAlbert Marquet et Louis Valtat.
Trois artistes liés à l’École de Rouen ou à l’École de Paris, chacun représentatif d’un moment clé de l’évolution artistique de la fin du XIXe au début du XXe siècle. À travers ces œuvres impressionniste, fauve et post-impressionniste, c’est toute une vision de la nature, de la lumière et du temps qui s’exprime.

Albert Marquet – Jardin du Luxembourg, 1902

Naissance du fauvisme – Un printemps aux couleurs vives

Issu de l’École de Paris, Albert Marquet (1875–1947) fait partie de la première génération des fauves, bien qu’il s’en distingue par une retenue toute personnelle.
Peint en 1902, Jardin du Luxembourg s’inscrit dans une phase charnière : l’artiste, encore influencé par les Nabis et son enseignement à l’École des Beaux-Arts aux côtés de Matisse, s’oriente progressivement vers une simplification formelle qui annonce les principes du fauvisme. Contrairement à ses compagnons fauves plus flamboyants, Marquet choisit une palette vive mais mesurée, où chaque couleur structure l’espace sans jamais dominer la composition. L’artiste équilibre subtilement la construction des formes et l’éclat des couleurs, créant une scène à la fois immédiate et intemporelle. À travers ce paysage urbain, Marquet impose une tranquillité poétique, caractérisée par une lumière diffuse et maîtrisée, qui transcende l’instant pour en faire une vision apaisée de la vie quotidienne.

Il s’agit d’une œuvre à la fois rare et précieuse, car Marquet s’orientera par la suite vers des compositions plus dépouillées, aux gammes pastel, dans lesquelles la couleur deviendra plus suggestive que structurante.
Cette toile témoigne ainsi d’un moment de bascule, où l’héritage Nabis croise une modernité naissante, propre à l’esprit de l’École de Paris.

Huile sur toile d'Albert Marquet

Louis Valtat – Champ de fleurs blanches et rouge en Normandie, 1924

Postimpressionisme - Une vision expressive de la nature estivale

Louis Valtat (1869–1952) rattaché à l’École de Paris, occupe une place particulière entre les derniers feux de l’impressionnisme et les audaces fauves. Ami de Bonnard et de Vuillard, il développe dès la fin des années 1890 un style personnel fondé sur la couleur pure, la simplification des formes et une touche décorative.

Dans ce Champ de fleurs blanches et rouges peint en Normandie, on retrouve tous les traits de sa période de maturité. Les fleurs ne sont pas peintes de manière descriptive, mais comme motifs rythmiques. Les contrastes francs et les volumes aplatis évoquent une vision stylisée de la nature, dans la lignée de Gauguin ou de Van Gogh, mais sans excès de subjectivité.

Typique du postimpressionnisme français, cette œuvre combine l’énergie de la couleur à une construction solide, héritée de l’observation du motif. Valtat y démontre une capacité à synthétiser émotion et maîtrise, dans un langage résolument moderne.

Albert Lebourg – Vue d’une rivière

Impressionisme - La lumière automnale en nuances

Albert Lebourg (1849–1928) est une figure de l’École de Rouen, courant impressionniste régional actif autour de la Seine à la fin du XIXe siècle. Cette école, bien que moins médiatisée que ses homologues parisiens, a développé une approche particulièrement subtile du paysage, centrée sur la lumière changeante, l’atmosphère et la poésie du motif. La composition est maîtrisée, les masses colorées sont posées avec simplicité et équilibre.
Contrairement à ses compagnons les plus flamboyants, Marquet opte pour une palette plus  mais raffinée, où chaque couleur structure l’espace sans l’écraser.

Dans Vue d’une rivière, il capte avec une grande subtilité les rives de la Seine, enveloppées d’une lumière douce et changeante. La lumière semble absorbée par la matière, et les reflets sur l’eau suggèrent un automne paisible, observé sans emphase. On y retrouve l’influence de Corot, mais transposée dans un vocabulaire impressionniste sensible, proche de Pissarro.

Lebourg travaille par petites touches juxtaposées pour restituer les variations infimes de la lumière sur l’eau et les feuillages. Cette œuvre est représentative de l’impressionnisme normand, où la sincérité de la perception l’emporte sur la recherche du spectaculaire.

Huile sur toile d'Alberge Lebourg Vue d'une Rivière

Trois saisons, trois maîtres, trois tableaux à découvrir

En réunissant ces trois œuvres, la Galerie Hurtebize met en lumière la diversité des regards portés sur la nature entre 1880 et 1930, au sein des principaux courants artistiques français : impressionnisme, post-impressionnisme et fauvisme.
Chaque tableau reflète un moment précis dans l’histoire de l’art moderne.

Ces œuvres sont actuellement visibles à la galerie. Nous vous invitons à nous contacter pour en savoir plus ou organiser une visite privée.


Céline FERNANDEZ

Forte d’une expérience de 15 ans dans le marketing et la communication, Céline a travaillé pour de grandes sociétés telles que l'agence Hopscotch, le Groupe Galerie Lafayette et plusieurs agences de communications. Depuis plus de 4 ans, elle gère la communication de la galerie à travers le site internet, les réseaux sociaux et les médias traditionnels.


Huile sur toile représentant l'atelier de Venard de 1962

Claude Venard - L'Atelier du Peintre (1962) I Galerie Hurtebize

L’Atelier du Peintre (1962) de Claude Venard, présentée à la Galerie Hurtebize, incarne la puissance expressive et la construction rigoureuse qui caractérisent son œuvre. Cette huile sur toile, incluse dans le catalogue de l’exposition de la Villa Tamaris Pacha à La Seyne-sur-Mer en 1991, incarne parfaitement son langage pictural : une construction rigoureuse où l’équilibre entre abstraction et figuration s’impose avec force.

Un hommage vibrant à l’espace du peintre

Dans cette scène d’atelier, Venard déconstruit les formes pour mieux réinventer la réalité picturale, entre abstraction maîtrisée et figuration libre.

Il assemble les éléments familiers de son monde – chevalet, pinceaux, tubes de couleurs, cartes à jouer et partitions de musique – dans un enchevêtrement structuré de lignes noires puissantes et de formes géométriques anguleuses. Son univers oscille entre quotidien poétique et chaos maîtrisé, où chaque objet devient prétexte à une exploration plastique.

L’atelier, chez Venard, n’est pas un simple lieu de travail : c’est un théâtre vibrant où les objets dialoguent, se répondent et fusionnent dans une composition énergique.

À travers cette œuvre, l’artiste rend un hommage sensible et pictural à son propre espace de création, à la fois sanctuaire et terrain d’expérimentation.

Huile sur toile représentant l'atelier de Venard de 1962

Une technique expressive : l’art de sculpter la peinture

Comme à son habitude, Claude Venard construit ici une œuvre à la matière riche, presque sculpturale. La pâte est généreuse, l’empâtement assumé. Chaque coup de pinceau, chaque zone de couleur témoigne d’une énergie maîtrisée. L’artiste applique ici une matière dense et empâtée, créant une texture en relief qui confère à l’ensemble une force tactile et une intensité expressive. La surface de la toile devient un terrain de jeu plastique où la peinture prend corps, s’élève, s’épaissit, jusqu’à dépasser la simple planéité du tableau.
Cette manière d’exalter la matière donne à l’œuvre une physicalité saisissante, comme si chaque élément avait été façonné à la main.

Une composition construite par la couleur et la forme

La palette chromatique, caractéristique de son œuvre, joue sur des contrastes forts : les verts profonds, les bleus et les rouges vifs se heurtent aux tons neutres du fond, tandis que la lumière semble jaillir des zones claires et ocres.

Issu du mouvement post-cubiste, Venard revendique une peinture libre, solidement construite, affranchie des conventions académiques. Son travail sur L’Atelier du Peintre en est une démonstration éclatante : rigoureux dans la structure, libre dans l’expression. L’Atelier du Peintre s’inscrit ainsi dans la continuité de son engagement pour une peinture à la fois ancrée dans la tradition cubiste et résolument tournée vers une vision personnelle et expressive du réel.

Une œuvre emblématique

Cette toile témoigne de la maturité stylistique de Venard au début des années 1960. Elle capture avec force non seulement le lieu de création, mais l’esprit même de la création : foisonnant, chaotique, lumineux.

À travers L’Atelier du Peintre, Claude Venard nous offre un regard puissant sur son propre métier, avec la sincérité et l’intensité qui ont fait de lui l’un des grands noms de l’abstraction française du XXe siècle.

Claude Venard à l’honneur au Musée Jean Couty – Lyon

La reconnaissance de l’œuvre de Claude Venard ne cesse de croître, comme en témoigne l’exposition “CLAUDE VENARD. Le post-cubisme du bonheur
qui lui est consacrée au Musée Jean Couty à Lyon jusqu’au 4 mai 2025.  Le musée Jean Couty lui consacre pour la première fois une exposition rassemblant certaines de ses œuvres les plus emblématiques et singulières.

👉 L’œuvre est visible à la Galerie Hurtebize. Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter.


Céline FERNANDEZ

Forte d’une expérience de 15 ans dans le marketing et la communication, Céline a travaillé pour de grandes sociétés telles que l'agence Hopscotch, le Groupe Galerie Lafayette et plusieurs agences de communications. Depuis plus de 4 ans, elle gère la communication de la galerie à travers le site internet, les réseaux sociaux et les médias traditionnels.


Couverture Destins Croisés Portraits de Hans Hartung et Jean Miotte

Destins Croisés - Hans Hartung et Jean Miotte : deux expressions, une puissance commune.

Hans Hartung et Jean Miotte. À travers leurs œuvres récentes intégrées à notre collection, nous vous invitons à explorer les subtilités de leur langage pictural et la puissance expressive de leurs compositions. L’un, par sa maîtrise du trait et de la structure, l’autre, par son énergie gestuelle spontanée, témoignent chacun d’une approche singulière qui a marqué l’histoire de l’art abstrait du XXe siècle.

Cet article vous propose une immersion dans l’univers de ces deux artistes, en analysant leurs techniques, leurs influences et la manière dont leurs œuvres continuent d’inspirer le monde de l’art aujourd’hui. Entre verticalité et gestuelle libre, couleurs intenses et maîtrise du contraste, nous vous proposons un regard croisé sur ces deux approches complémentaires de l’abstraction.

L’art abstrait lyrique : une révolution picturale et une expression gestuelle

L’abstraction lyrique émerge au début du XXe siècle en réaction à l’abstraction géométrique. Ce courant, porté par des artistes comme Jean Miotte, Hans Hartung, Georges Mathieu ou encore Pierre Soulages, se distingue par une liberté d’expression totale où le geste et l’énergie dominent la composition. L’impact de cette révolution picturale se retrouve aujourd’hui dans de nombreuses pratiques contemporaines, où la matière et le mouvement deviennent des moyens d’expression puissants.

Dans l’abstraction lyrique, la technique est aussi importante que l’intention. Miotte et Hartung se rejoignent dans leur manière de capter l’instantanéité du mouvement, mais diffèrent dans leur approche :

  • Miotte traduit une forme de danse picturale, une gestuelle rapide et fluide.
  • Hartung, à l’inverse, prépare et anticipe son geste pour lui donner un effet de tension et de structure.

Jean Miotte : L’énergie du trait et la spontanéité du geste

Jean Miotte s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’abstraction lyrique en mettant au centre de sa pratique le geste spontané, instinctif et libéré. Sa peinture est un dialogue constant entre le vide et le plein, où le mouvement prime sur la forme figée. Inspiré par le dynamisme de la danse et du rythme musical, Miotte exprime une force intérieure qui se traduit par des compositions d’une intensité remarquable.

Ses œuvres sur papier, notamment son encre de 1956 et son encre et gouache de 1960, illustrent parfaitement cette approche. L’encre fluide de 1956 témoigne d’une immédiateté du geste, capturant l’instant avec une grande spontanéité. À l’inverse, l’ajout de gouache dans son œuvre des années 60 enrichit la composition par une matière plus dense, contrastant avec la légèreté du trait. Ces pièces reflètent la liberté absolue que Miotte revendiquait dans son art, une quête de l’expression pure et du mouvement sans contrainte.

Hans Hartung : L’exploration du trait et de la matière

Hans Hartung, maître de l’abstraction lyrique, est reconnu pour sa recherche sur le mouvement, la texture et l’interaction entre différentes techniques. Son œuvre P1972-1, réalisée à l’encre et au pastel sur carton baryté, illustre parfaitement son intérêt pour la fusion des matériaux. Cette pièce met en avant son travail sur la verticalité du geste et le contraste intense du noir avec les touches de jaune et de bleu, caractéristiques de sa palette chromatique. Chaque tracé semble animé d’une énergie maîtrisée, traduisant une tension quasi musicale.

Sa peinture à l’huile sur toile T1963-U27 nous offre un autre regard sur sa technique. Le fond noir profond sert de base à une superposition de strates colorées, où l’artiste joue avec des nuances de bleu et d’ocre, renforcées par sa technique du grattage. Ce procédé, qui consiste à retirer certaines couches de peinture pour révéler les sous-couches, accentue les contrastes et apporte une dimension tactile à l’œuvre. Le dynamisme du trait y est prégnant, chaque ligne capturant un instant de tension et d’énergie brute. Son approche diffère de celle de Miotte par une préparation méthodique du geste, rendant chaque mouvement calculé et impactant.

Miotte ou Hartung dans votre collection ?

Pour les amateurs et collectionneurs, choisir entre Miotte et Hartung revient à s’interroger sur sa propre sensibilité à l’abstraction lyrique, mais aussi à envisager la dimension historique et patrimoniale de ces artistes.

  • Jean Miotte séduit par son approche spontanée et expressive. Ses œuvres traduisent une énergie vitale, un jaillissement du trait qui évoque le mouvement pur. Il incarne une abstraction libre et immédiate, recherchée pour son impact visuel et émotionnel.
  • Hans Hartung, quant à lui, propose une lecture plus réfléchie du geste. Ses tracés, souvent précis et incisifs, sont le fruit d’une réflexion profonde sur la tension et la dynamique du trait. Son travail est apprécié pour son équilibre entre rigueur et spontanéité, faisant de lui une figure incontournable de l’abstraction du XXe siècle.

D’un point de vue patrimonial et d’investissement, ces deux artistes bénéficient d’une reconnaissance institutionnelle et muséale internationale. Leurs œuvres sont exposées dans les plus grandes collections et leur cote ne cesse de se consolider. Investir dans un Miotte ou un Hartung, c’est ainsi non seulement acquérir une pièce d’une valeur artistique exceptionnelle, mais aussi inscrire son patrimoine dans une continuité historique de l’abstraction lyrique.

À travers leurs approches singulières, Jean Miotte et Hans Hartung incarnent deux facettes complémentaires de l’abstraction lyrique. L’un privilégie le jaillissement spontané du trait, tandis que l’autre structure son geste avec une précision quasi calligraphique. Leur travail, toujours empreint de force et d’énergie, continue d’influencer l’art contemporain et d’inspirer collectionneurs et amateurs d’abstraction. La Galerie Hurtebize affirme son engagement à promouvoir et à faire rayonner ce courant artistique, mettant en lumière des œuvres qui témoignent de son évolution et de son impact dans l’histoire de l’art moderne.


Céline FERNANDEZ

Forte d’une expérience de 16 ans dans le Marketing et la Communication, Céline a travaillé pour de grandes sociétés telles que l'agence Hopscotch, le Groupe Galerie Lafayette et plusieurs agences de communications. Depuis plus de 5 ans, elle gère la communication de la galerie à travers le site internet, les réseaux sociaux et les médias traditionnels.


Huile sur toile de Karel Appel de 1994

"Sans Titre" (1994) de Karel Appel : Une Œuvre d'Énergie et de Liberté Créative

Karel Appel, figure incontournable du mouvement CoBrA, a marqué l’histoire de l’art avec ses œuvres vibrantes, instinctives et profondément expressives. En 1994, il réalise une œuvre “Sans Titre”, une huile sur toile qui illustre toute la puissance de sa créativité et la singularité de son style. Cette toile, exposée aujourd’hui à la Galerie Hurtebize, est un témoignage éclatant de la maturité artistique de Karel Appel et de son désir de repousser les limites de l’art conventionnel. Plongeons au cœur de cette œuvre énergique.

Un tourbillon de couleurs et de textures

L’œuvre “Sans Titre” (1994) se distingue par sa palette de couleurs primaires audacieuses : le rouge, le jaune et le bleu dominent la composition, accompagnés de touches de noir et de blanc. Ces couleurs s’entrechoquent et fusionnent dans une harmonie chaotique qui capte immédiatement l’attention. Appel joue ici avec des contrastes puissants, transformant la toile en une explosion visuelle qui semble sur le point de déborder de ses limites.

Reconnu pour son style énergique, Karel Appel utilise des couleurs vives et des textures épaisses pour créer des œuvres d’une expressivité brute. Dans cette toile, il applique la peinture avec une grande spontanéité, donnant naissance à une surface riche et dynamique. Ses larges coups de pinceau et ses empâtements épais confèrent à la toile une dimension presque sculpturale. Ce travail de matière reflète son approche expérimentale de l’art, libérant la peinture des conventions académiques pour privilégier une expression libre et instinctive.

Son mantra, “Je peins comme un barbare dans un âge barbare”, révèle toute sa philosophie : ses œuvres traduisent des émotions viscérales et les sentiments violents que lui inspire le monde. C’est cette force brute et cette quête d’authenticité qui rendent son art si captivant et intemporel.

Un reflet de la maturité artistique de Karel Appel

En 1994, Karel Appel est déjà un artiste accompli, reconnu à l’international pour son rôle dans le mouvement CoBrA et ses contributions à l’art abstrait et expressionniste. À ce stade de sa carrière, il a perfectionné son style tout en restant fidèle à son instinct créatif.

Contrairement à ses œuvres des années 1950, marquées par une certaine urgence et une recherche de rupture avec l’académisme, “Sans Titre” témoigne d’une maturité artistique. Appel y affiche une maîtrise technique et une confiance absolue dans son langage visuel. Il n’hésite pas à explorer la matière, la couleur et le geste de manière encore plus audacieuse, tout en conservant cette énergie brute qui a fait sa renommée.

Le mouvement CoBrA : une influence omniprésente

Bien que “Sans Titre” ait été réalisé plusieurs décennies après la dissolution du mouvement CoBrA en 1951, l’influence de ce collectif est toujours perceptible dans l’œuvre d’Appel. CoBrA, acronyme de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, réunissait des artistes partageant un désir commun de rompre avec les règles académiques et de redécouvrir une forme d’art libre, intuitive et spontanée.

Les principes du mouvement – comme l’intérêt pour les formes primitives, l’imaginaire enfantin et la spontanéité du geste – sont évidents dans cette toile. Appel continue de s’inscrire dans cet héritage, tout en y apportant sa propre vision et son expérience acquise au fil des années.

Une œuvre immersive et captivante

“Sans Titre” n’est pas simplement une peinture : c’est une expérience. En observant cette toile, le spectateur est transporté dans un tourbillon d’émotions et d’énergie. La richesse des textures, la vivacité des couleurs et la puissance du geste pictural créent une immersion totale dans l’univers de Karel Appel.

Chaque regard posé sur l’œuvre révèle de nouveaux détails, de nouvelles interactions entre les couleurs et les formes. Cette complexité visuelle est l’un des aspects les plus fascinants du travail d’Appel, qui parvient à capturer l’attention du spectateur tout en le laissant libre de construire sa propre interprétation.

L’héritage de Karel Appel et sa pertinence aujourd’hui

Plus de 15 ans après sa disparition, l’art de Karel Appel continue de résonner auprès des amateurs d’art et des collectionneurs du monde entier. Son approche unique, mêlant instinct, émotion et audace, reste une source d’inspiration pour de nombreux artistes contemporains.

Cette œuvre “Sans Titre” de 1994 témoigne de la pertinence intemporelle de son travail. Elle rappelle que l’art, lorsqu’il est sincère et authentique, peut toucher profondément les cœurs et les esprits, quelle que soit l’époque ou le contexte.

Découvrez "Sans Titre" à la Galerie Hurtebize

La Galerie Hurtebize est fière de présenter cette œuvre exceptionnelle de Karel Appel. Véritable joyau de l’art contemporain, cette toile est une invitation à explorer l’univers vibrant et audacieux d’un artiste qui a marqué l’histoire de l’art.

Venez découvrir “Sans Titre” (1994) et laissez-vous emporter par l’énergie et la passion qui se dégagent de cette création unique. C’est une opportunité rare d’admirer de près une œuvre qui incarne toute la force et la vitalité de Karel Appel.

Huile sur toile de Karel Appel de 1994

Céline FERNANDEZ

Forte d’une expérience de 15 ans dans le marketing et la communication, Céline a travaillé pour de grandes sociétés telles que le Public Système, le Groupe Galerie Lafayette et plusieurs agences de communications. Depuis plus de 4 ans, elle gère la communication de la galerie à travers le site internet, les réseaux sociaux et les médias traditionnels.


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